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1.
1986 : Il était une fois...
La société Prodex est créée
en 1986. Prodex signifie Produits Extrudés.
Son projet est le traitement de graines oléagineuses
pour fournir les fabricants d’aliment du bétail
du grand Ouest Très vite, Prodex développe
un produit destiné aux vaches laitières
en début de lactation dénommé
« Debucake
(document
.pdf à télécharger)
». L’originalité de
ce produit tient à sa teneur élevée
en matières grasses. Son élaboration
s’appuie sur une bibliographie déjà
bien étayée sur les effets de certains
acides gras sur les performances des vaches et la
composition du lait.
Prodex s’intéresse alors à la
qualité fine des produits laitiers et se
développe en intégrant la qualité
du lait comme un facteur à prendre en compte
dans l’élaboration des aliments pour
vaches laitières (1)

2.
1990 : Le « concentré d’herbe
de printemps »
En 1990, d’une, naît l’idée
de travailler sur le modèle « herbe
de printemps ». Le bonheur est dans
le pré, les bonnes idées aussi,….Pierre
Weill responsable technique de Prodex, et Jean Pierre
Pasquet, éleveur de vaches laitières
devisent un bel après-midi d’été
sur les effets de l’herbe (quand elle est
pâturée, pas quand elle est fumée)
: « Et pourquoi ne pas aller voir ce qui se
passe au printemps sous les sabots des vaches »
suggère Jean Pierre à Pierre.
Aussitôt dit, aussitôt fait, livrée
à la chromatographie en phase gazeuse, l’herbe
grasse livre rapidement ses secrets. Des recherches
bibliographiques et les analyses suggèrent
le rôle possible de la forte teneur en acide
gras insaturé « linolénique
» de l’herbe dans les effets observés
au printemps sur la production laitière,
la santé des vaches, et le taux de matière
grasse du lait (qui diminue au printemps).
L’entreprise développe alors l’utilisation
de graines oléagineuses riches en acides
gras insaturés : Graines de Soja, de Colza
et graine de Lin (Linolénique vient de l’allemand
« Leinöl » : Huile de Lin). Le
développement est d’abord technologique,
puis zootechnique. Les premiers essais d’utilisation
sont effectués dans un groupe de 5 éleveurs
dénommé « l’observatoire
Prodex (2)
»

3.
1993 : Valorex®
En 1993, l’entreprise change de nom, et de
projet, PRODEX (produits extrudés) désignait
un projet de Production d’Extrudés,
VALOREX® signifie un projet de VALOrisation
par l’EXtrusion : Le projet s’affirme,
l’entreprise veut développer des process
de VALORISATION de graines autrefois très
présentes dans l’alimentation des animaux,
mais dont la cuisson préalable nécessaire
à l’utilisation avait rendu difficile
d’utilisation. VALOREX® va s’intéresser
à la valorisation de graines de Lin, Lupin,
Féveroles, Colza, Pois…..Qu’on
se le dise !!!!
VALOREX® va développer un savoir faire
particulier à la croisière de deux
métiers : technologie et nutrition….Qu’on
se le dise aussi.

4.
1994 : Dextroyer®
A l’époque on est meilleur en nutrition
qu’en marketing, les graines de lin extrudées
sont commercialisées sous le joli nom de
DEXTROYER®…car le produit contenant des
graines de lin riches en acide alpha-linolénique
est utilisé pour réduire (détruire
?)la matière grasse du lait (3).
L’observateur attentif pourra noter l’affirmation
d’une tendance précoce à l’internationalisation
(Nous ne l’avions pas appelé «
Destructeur… »
Le produit est proposé aux éleveurs
en 1993. En 1994, des contacts sont pris avec l’Institut
de l’Elevage et la Chambre d’agriculture
du Maine et Loire pour tester le « Dextroyer®
» en ferme expérimentale. L’essai
est co-financé par l’Anvar et la région
Bretagne. Les résultats publiés en
1995 (4)
confirment l’intérêt zootechnique
du produit. VALOREX® connaît alors un
indéniable succès commercial avec
Dextroyer®, dont l’appellation plus romantique
de « concentré d’herbe de printemps
» (5)
fait référence à la genèse
de la formulation du produit. La collaboration avec
l’Institut de l’Elevage produit deux
autres essais en 1995 et 1996 publiés eux
aussi (6).
Ces essais ont servi de base à une première
démarche en propriété industrielle
: Le brevet de 1995 revendiquant l’utilisation
de graine de lin extrudée afin d’abaisser
le taux de matières grasses du lait.

5.
1996 : Les Oméga 3 entrent en scène….
Au cours de ces essais, dont l’objectif est
la recherche d’une réduction de la
synthèse de matière grasse du lait,
d’autres éléments sont mis en
évidence comme la meilleure persistance laitière,
mais aussi l’amélioration de la fertilité
des vaches . Cette dernière donnée
est confirmée dans une étude menée
dans une dizaine d’exploitations d’Ile
et Vilaine et du Maine et Loire avec l’Institut
de l’Elevage. La stagiaire qui suit les élevages
propose une piste d’explication en citant
le rôle des acides gras Oméga 3 dans
la synthèse des prostaglandines. En effet
l’acide alpha-linolénique que nous
avions identifié dans l’herbe puis
dans le lin comme le principal agent de la modification
de la synthèse de la matière grasse
laitière est le précurseur de tous
les acides gras de la famille des Oméga 3.
VALOREX® pressent alors des intérêts
nouveaux au produit « Graine de lin extrudée
» : Intérêt en matière
de santé et de fertilité des animaux,
et intérêt en matière de santé
humaine si les acides gras Oméga 3 du lin
passaient de l’animal à l’homme.
Nous déposons alors deux nouveaux dossiers
ANVAR : VALOMEGA® pour les viandes et VIVOMEGA®
pour les œufs . Les essais réalisés
démontrent la faisabilité d’un
enrichissement des viandes et œufs en Oméga
3 et aboutissent à deux nouveaux brevets
(2000) qui revendiquent l’utilisation de la
graine de lin extrudée pour produire des
œufs et des viandes plus riches en Oméga
3.
Parallèlement, VALOREX® continue à
explorer les effets des Oméga 3 de la graine
de lin extrudée sur les performances des
vaches laitières. Des essais démontrent
l’intérêt de l’emploi de
graine de lin extrudée sur la fertilité,
l’immunité, et la digestibilité
des rations pour les vaches laitières (6).
Nous nous intéressons aussi à l’utilisation
des acides gras issus du lin dans le rumen
(6)

6.
1999 : Si ça marche chez le cochon, ça
doit bien marcher chez l’homme
A la fin des programmes VALOMEGA® et VIVOMEGA®,
nous disposons de données fiables qui démontrent
l’intérêt de l’utilisation
de la graine de lin en nutrition animale : intérêt
en matière d’amélioration de
la qualité des produits pour tous les produits
animaux, doublé d’un intérêt
zootechnique certain pour la production laitière,
la production de viande bovine, et l’alimentation
de la truie.
Le passage d’un intérêt zootechnique
à un intérêt nutritionnel est
donc possible.
Nous ne nous sentons pas alors capables de «
porter le projet » jusqu’au consommateur
final, VALOREX® est bien trop petit.
C’est encore une rencontre, celle avec le
docteur Bernard Schmitt, nutritionniste au Centre
hospitalier de Bretagne Sud et directeur du CERN
qui va nous donner envie de partir sur la piste
de la chaîne alimentaire. Pour ce praticien
hospitalier (il est chef de service nutrition –
diabétologie), il est très difficile
de changer les habitudes alimentaires des patients
de son service. Pourquoi ne pas changer le régime
des animaux d’élevage pour améliorer
leur lipides qui contribue largement aux apports
de lipides chez l’homme (70% des lipides ingérés
en Bretagne sont des lipides animaux) ?
Aussitôt dit, aussitôt fait.
La faisabilité théorique du modèle
est validée par le professeur Philippe Legrand,
directeur de labo « nutrition humaine »
à l’INRA de Rennes et président
de la commission « lipides et nutrition »
des ANC de l’AFSSA. Il nous aide à
bâtir le protocole d’une grande étude
humaine
Nous entamons cette étude humaine en partenariat
avec le CERN de Lorient et le département
biochimie de l’INRA de Rennes en 1999 / 2000.
Publiée en 2001 (6),
elle démontre la faisabilité d’une
amélioration de la nutrition de l’homme
via l’alimentation des animaux

7.
2000 : Bleu Blanc Cœur
A l’issue de cette première étude
clinique, VALOREX® dispose de données
scientifiques très prometteuses. Avec les
différents partenaires des essais nous décidons
de donner à cette démarche un cadre
associatif. L’association Bleu-Blanc-Cœur
créée en août 2000 porte le
projet d’une chaîne alimentaire respectueuse
de l’environnement (culture du lin), de l’animal
d’élevage (données zootechniques
relatives au bien être animal), et de la nutrition
de l’homme (Oméga 3). Elle associe
tous les maillons de cette chaîne : depuis
le producteur de lin jusqu’au consommateur.
Patiemment, nous bâtissons alors le cadre
de notre développement, une autre histoire
commence dont nous sommes l’inspirateur ()

8.
2002 : L’export
Nous étions passé non sans mal du
développement intercommunal à l’interdépartemental,
puis à l’interrégional. En 2002,
nous passons logiquement au stade suivant : Notre
développement se poursuit hors frontières,
porté par l’image du « bien manger
» français, nous exportons le «
bien nourrir les animaux à la mode de Valorex
». En 2002, nous transférons notre
technologie à l’étranger, les
graines de lin
sont désormais traitées sur place,
en Suisse ()
d’abord, au Portugal ensuite. Le projet VALOREX®
fait également des petits en Italie, au Bénélux,
en Israel, en Tunisie, au Canada, à Malte,
etc….Nous sommes présents désormais
sur 4 continents…..Mais qu’est ce qu’attend
l’Océanie ?

9.
2004 : IT3
Bleu-Blanc-Cœur continue le projet Oméga
3 de VALOREX® vers la nutrition humaine, mais
Valorex, entreprise de nutrition animale reste fidèle
à ses efforts d’innovation en matière
de zootechnie. En 2004, fort de plus de 10 ans de
recherche, VALOREX® lance IT3, une nouvelle
méthode de formulation qui privilégie
la performance zootechnique au service des deux
nutritions animale et humaine, réconciliées
autour de ce concept (7)

10.
Conclusion
Généralement les belles histoires
ont une fin heureuse.
La notre n’est pas encore écrite complètement,
elle n’a donc pas de fin, elle a pourtant
une finalité : celle d’un développement
durable assis sur des validations scientifiques
fortes et sur une conception de notre métier,
celui de la nutrition animale au service des hommes
et des femmes de l’élevage qui produisent,
et au service des hommes et des femmes qui consomment
les produits de l’élevage.
Notre histoire est faite de rencontres, d’innovations,
de partage, et de respect. Ce sont les ingrédients
des histoires faites pour durer.

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